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Le blason identifiant la Ville de Malartic a d’abord orné le Malartic Recreation Club de Canadian Malartic Gold Mines Ltd., si on en croit le journal La Frontière du 4 août 1938, puisque, croyait-on alors, le gisement aurifère était situé dans le canton Malartic. Ce canton a été proclamé en 1916 par la Société de géographie du Québec qui s’est inspirée de la vie de Anne-Joseph-Hyppolite de Maurès comte de Malartic qui a servi dans les armées de Montcalm particulièrement sur les Plaines d’Abraham, à Québec, de 1755 à 1760.
Outre ses remarquables faits d’armes dans plusieurs possessions françaises jusqu’à sa mort à l’âge de 70 ans en 1800, sa famille et ses collègues lui reconnaissent une personnalité attachante et soucieuse du bien-être de ses subordonnés. Le chevalier de Lévis dit d’ailleurs de lui, en 1759, qu’il est un «officier dont le zèle, les talents et l’intelligence méritent des récompenses distinguées».
Le blason, en raison de son principal élément, la croix rouge sur fond blanc, est une adaptation des armoiries originales de la Maison de Maurès de Malartic, descendants de chevaliers et croisés du Moyen-Âge français. Les éperons à molette rappellent aussi ce fait.
La croix rouge sur fond blanc est une croix de St-Georges, martyr chrétien du lVe siècle, haut-gradé de l’armée romaine. Selon la légende, il mena un combat acharné et triomphant, à cheval, contre un dragon qui menaçait toute une région et ses habitants. La détermination, la persévérance et la foi de St-Georges ont fait de lui le patron des chevaliers.
Pas étonnant que les armoiries de la Maison de Maurès de Malartic s’en inspirent. Pas étonnant non plus, qu’on retrouve encore aujourd’hui devant les portes du bureau de l’Hôtel de ville, un blason inspiré des armoiries du comte Anne-Joseph-Hyppolite de Maurès de Malartic. Le blason est très tôt devenu l’emblème de l’agglomération incorporée en 1939, soit la Ville de Malartic, identifiant ses différents services jusqu’au milieu des années quatre-vingt.
Source : Société d’histoire de Malartic.